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Initiative nationale du SYNDEAC
Published: Jun 13, 2007 - 05:30 PM
Tel est bien l'enjeu: c'est la "délibération" qui permet à un tel texte de passer du stade de la proposition à celui de la loi. La règle commune est le produit de la réflexion commune, donc d'un processus ouvert, laissant une large place aux échanges, aux amendements, à la reconnaissance des altérités, à la hiérarchisation des priorités, à la politique enfin, dans le sens le plus noble du mot.
La démocratie est à ce prix: trouver le bon équilibre entre le dialogue et la volonté. De même pour l'intérêt général dont notre tradition républicaine dit qu'il transcende les intérêts particuliers, donc qu'il n'est ni addition, ni compromis.
La journée du 17 juillet à Avignon nous permettra d'ajouter une dimension nouvelle aux réflexions fortes déjà engrangées: en sollicitant des philosophes et des historiens d'une part et des responsables politiques d'autre part, nous aborderons une question centrale, celle de la légitimité de la loi en matière d'art et de culture. La question est tout sauf anodine. En la matière, les questions relatives aux libertés individuelles et collectives imposent la plus grande circonspection. Pour autant, il convient de fonder les politiques publiques (notamment les financements qu'elles mobilisent, mais cela va bien au-delà de cette dimension) sur des conceptions partagées de la place et du rôle de l'art et de la culture dans une société moderne. L'expérience montre qu'il faudra accompagner ce mouvement de (re)définition par un processus d'élaboration d'une déontologie rigoureuse.
Cette démarche et cette ambition nous conduiront à nouer des relations avec un nombre important de partenaires politiques et professionnels, ceux que nous connaissons déjà, mais aussi ceux avec lesquels le SYNDEAC n'a entretenu que des relations de circonstance.
C'est un élargissement de notre logique d'action. Dans le contexte tout à fait particulier que traversent la société française et, par conséquent, nos métiers, la "défense des intérêts" de ses adhérents impose à un syndicat tel que le nôtre de prendre à bras le corps la question de la définition du devenir du champ professionnel au sein duquel il est à la fois porte-parole et acteur. Cela a été dit sur tous les tons: si nous ne prenons pas notre destin en main, d'autres le feront pour nous. Ils le feront parfois avec bienveillance, parfois avec condescendance, parfois aussi comme "un ami qui [nous] veut du bien" de sinistre mémoire.
Source :
La démocratie est à ce prix: trouver le bon équilibre entre le dialogue et la volonté. De même pour l'intérêt général dont notre tradition républicaine dit qu'il transcende les intérêts particuliers, donc qu'il n'est ni addition, ni compromis.
La journée du 17 juillet à Avignon nous permettra d'ajouter une dimension nouvelle aux réflexions fortes déjà engrangées: en sollicitant des philosophes et des historiens d'une part et des responsables politiques d'autre part, nous aborderons une question centrale, celle de la légitimité de la loi en matière d'art et de culture. La question est tout sauf anodine. En la matière, les questions relatives aux libertés individuelles et collectives imposent la plus grande circonspection. Pour autant, il convient de fonder les politiques publiques (notamment les financements qu'elles mobilisent, mais cela va bien au-delà de cette dimension) sur des conceptions partagées de la place et du rôle de l'art et de la culture dans une société moderne. L'expérience montre qu'il faudra accompagner ce mouvement de (re)définition par un processus d'élaboration d'une déontologie rigoureuse.
Cette démarche et cette ambition nous conduiront à nouer des relations avec un nombre important de partenaires politiques et professionnels, ceux que nous connaissons déjà, mais aussi ceux avec lesquels le SYNDEAC n'a entretenu que des relations de circonstance.
C'est un élargissement de notre logique d'action. Dans le contexte tout à fait particulier que traversent la société française et, par conséquent, nos métiers, la "défense des intérêts" de ses adhérents impose à un syndicat tel que le nôtre de prendre à bras le corps la question de la définition du devenir du champ professionnel au sein duquel il est à la fois porte-parole et acteur. Cela a été dit sur tous les tons: si nous ne prenons pas notre destin en main, d'autres le feront pour nous. Ils le feront parfois avec bienveillance, parfois avec condescendance, parfois aussi comme "un ami qui [nous] veut du bien" de sinistre mémoire.
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