[3] Avec l'annonce de la réduction de près de la moitié de la masse salariale allouée à l'Institut national de la Jeunesse et de l'Education populaire d'ici la fin 2009, c'est le début de la fin pour l'INJEP et son Pôle Culture...
Le ministère de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative a en effet notifié une baisse de la dotation budgétaire allouée au personnel (de 4,1 millions en 2008, à 2,2 millions d'euros en 2010). Pour s'ajuster à cette nouvelle donne budgétaire, la direction de l'INJEP se voit contrainte d'envisager la suppression de la moitié des équivalents temps-plein, soit environ 40 postes, d'ici décembre 2009. Si une telle logique se poursuit, il n'y aura plus de personnel à l'INJEP en 2011...
Le collectif des personnels « Que vive l'Injep ! », qui savait l'institut menacé par la révision générale des politiques publiques (RGPP) et sa logique purement comptable, a fortement réagi : "En programmant la fermeture de cet établissement historique, le gouvernement prend la responsabilité de rayer de la carte des politiques publiques une pièce maîtresse de son action auprès des jeunes et des associations. Cette décision nuira fortement au travail de tous les professionnels de jeunesse et au secteur associatif dans son ensemble. Elle offre un démenti cinglant à l'intérêt que le pouvoir dit porter aux jeunes générations, à leur bien être, à leur avenir".
Le collectif appelle donc le gouvernement, et le ministère de tutelle de l'INJEP, à reconsidérer sa décision en tenant compte de tous les effets induits.
Au même titre que les centres de ressources du Ministère de la culture (centre national du théâtre, IRMA, centre national de la danse), il est important et indispensable que le Ministère de la Jeunesse garde le sien en matière d'accompagnement des pratiques culturelles des jeunes : c'est le rôle que joue le Pôle Culture de l'INJEP (Rencontres "de l'hiver à l'été", site internet ...) qu'anime avec ferveur Chantal Dahan. L'Etat doit absolument rester présent sur ce terrain aux côtés des collectivités territoriales !
François Deschamps
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