[3] Samedi 25 octobre 2008 se tiendra
dans toute la France la deuxième édition de Rue Libre !,
la Journée nationale des arts de la rue. Une manifestation de vie
pour remettre les pendules artistiques à l’heure…
Le 27 octobre 2007, Rue Libre ! avait réuni plus de 1000 artistes œuvrant dans la rue autour de 300 initiatives manifestives environ. Le 25 octobre prochain, profitant derechef du passage à l’horaire d’hiver, nous récidivons.
Parce qu’on n’a que la liberté qu’on se donne ; parce que les arts et la rue méritent largement cette célébration répétée de leurs épousailles ; parce qu’il reste encore des territoires à investir, des publics à rencontrer, des collectivités à convaincre - notamment cette année où de toutes nouvelles équipes municipales font leurs premiers pas -. Les rencontrer, les sensibiliser, affirmer nos pertinences et notre singularité dans un climat de fête et d’inventivité, c’est le but de cette journée. Une journée éminemment plurielle où chaque équipe artistique, chaque regroupement régional, va inventer un mode d’action, un évènement, une fête…
L’an passé, nous avons investi des cités, des places, des rues, des endroits improbables qui ne nous avaient jamais vus, créé des rituels parodiques, poétiques, chorégraphiques, ouvert nos portes et des portes qui n’étaient pas nôtres, lancé des caravanes, des marathons spectacles ou radiophoniques, innové des programmations, lancé des débats, partagé des mots des pots des émotions et des couleurs. Cette année nous ferons la même chose différemment parce qu’il ne s’agit pas de répéter mais de (se) surprendre, s’aventurer.
Spectacles, portes ouvertes, invasions poétiques, performances, rencontres, prises de paroles, programmations itinérantes… autant de formes qui se réinventeront dans tous les coins du pays –voire même au-delà des frontières-, sur une même respiration, dans une même aspiration à pratiquer son métier, inventer, échanger, témoigner d’un savoir-faire autant que d’une conviction : celle que les arts de la rue et ceux qui les pratiquent, peuvent apporter, à l’heure du vivre-ensemble, une singularité et une créativité éminemment précieuses à notre société.
Source [4]
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