Assises de la Formation et de l’Education Numérique de l’AFINEF

Afinef @ Laculture.info

Afinef @ Laculture.info

L’AFINEF a organisé le 8 octobre les Assises de l’éducation et de la formation numériques ; l’occasion de dresser le bilan des 25 propositions des précédentes Assises et de proposer les axes forts sur lesquels l’AFINEF entend porter son effort pour contribuer à faire de l’éducation et de la formation numériques une filière d’excellence. Le chroniqueur, Martial Pinkowski, a suivi cette journée.

L’AFINEF est une association regroupant un consortium d’acteurs de l’éducation, entreprises ayant investi ou investissant encore grandement, dans le numérique éducatif ! Pour la 2ème année consécutive, ces assises vont jouer le rôle de fil directeur des décisions à prendre pour l’année à venir avec, en ligne de mire, la rentrée 2015.

Une date « deadline » qui s’impose au regard des attentes sans cesse remises à plat par des changements permanents au sein du gouvernement sur l’ensemble de ces derniers mois ; une actualité politique qui vient perturber les dispositions prises initialement et qui oblige à réévaluer sans relâche les impératifs.

Initialement, l’AFINEF s’est fixée :

Structurer la filière numérique
Échanges / Rencontres et Partenariats

Développement international
Être performant ensemble ; Multiplication par 10 de la masse salariale d’ici 2020

Mise en place de commissions d’études
ENT, Smartphones et tablettes, Formation professionnelle…

Le contexte politique semble favorable (plan e-edu) , mettant les entreprises françaises dans les starting-blocks, dans l’attente des décisions politiques.
En résumé, il apparaît qu’au regard des investissements internationaux, l’ambition française est grande, mais on avance beaucoup trop lentement.

4 axes prioritaires pour 2014
AssisesAfinef_0910141. Développer les marchés des ressources numériques pour l’enseignement (RNE)
2. Déployer des équipements adaptés dans les établissement scolaires
3. Financement de la filière e-education
4. Accompagner le développement international de la filière

Il apparaît très clairement qu’une angoisse naissante se développe face à la montée en puissance de mastodontes comme Google ou la Khan Academy, mettant l’économie numérique nationale sous pression, dans l’attente de décisions politiques fermés et conséquentes pour lancer l’ensemble des actions prévues et y rentabiliser les investissements consentis.

Pour Déborah ELALOUF (Tralalere, co-auteur du rapport qui a conduit à la rédaction du plan e-education), « le numérique à l’école est une révolution éducative qu’il ne faut pas rater« . Pour Hervé BORREDON, « il y a urgence à considérer le caractère insupportable de la précarité de la situation actuelle« . La première urgence est la stabilisation du marché numérique, avant la rentré 2015, car une des échéances sera en 2016 avec la publication des nouveaux programmes, ciblant au passage le 1er degré encore trop peu pris en compte et nécessairement à considérer afin d’éviter les décalages.

Lors de cette journée, la référence à l’élève et à l’enseignant, autre que consommateur de numérique n’a été que très peu, voire pas du tout présente. Tout y est virtuel et prospectif. Fortement hypothétique parfois. On imagine que…

Par exemple avec Cap-Digital, en classe, l’élève avec son smartphone accède très rapidement à un contenu plus performant que celui de l’enseignant.
C’est nier la bataille qui se livre dans les établissements scolaires autour de l’intrusion des outils personnels dans un cours. Un débat dans lequel se sont engagés des politiques d’équipements dont la plus-value numérique se borne à développer en parallèle des solutions logicielles visant à rassurer les adultes, parents et enseignants, par leur capacité à vouloir tout gérer et au final à empêcher l’ouverture culturelle prônée ailleurs.

Au final, on constate une prise de conscience politique de manière globale depuis 18 mois.
Les recommandations faites par l’AFINEF ont été plus ou moins suivies. Le format des ressources pédagogiques change. Le déploiement des équipements, matériel et environnement, est à soutenir.
Il faut trouver des financements et on a vu aujourd’hui que différentes natures de ressources sont disponibles. Le déploiement à l’international de la filière est un sujet important qui semble être à la portée de l’industrie française et qui, dans certains territoires, demeure inaccessible à des influences étrangères du fait de la spécificité de l’organisation de l’éducation « à la française ».

Un système éducatif qui a une très bonne image qui nous permettra de rattraper le retard constaté aujourd’hui. Il manque les finances et une clarté dans les décisions politiques, vecteur d’un manque de sérénité sur le marché intérieur.

Des points communs entre la e-education et la e-formation.
Le e-learning évolue ainsi que son cadre institutionnel. Les usages du numérique sur le terrain sont nombreux. Peut-être pas forcément structurés, mais présents. Dans la e-formation, on n’en est plus à compter les heures, mais plutôt à voir la rentabilité de la formation. De vraies capacités de formation en France, et des capacités intellectuelles importantes permettant un meilleur niveau global des mains d’œuvre.

Se pose la question des compétences disponibles immédiatement en cas d’explosion du marché ?
Plus d’infos :

Retrouvez les 25 propositions principales sur www.afinef.net

  • About post
2000-2015 © Informations et Ressources de la Culture et du Spectacle vivant en Europe